Qui es-tu ?

Qui es-tu Jeannick ?

« Qui es-tu ? »

Depuis hier, je vois beaucoup, beaucoup trop cette phrase pour que cela ne soit que du hasard.

Hier soir, en la voyant à la télévision, je me le suis demandé… et ma réponse a été : Je ne sais pas.

Il y a encore quelques années, j’aurais répondu : Je suis Jeannick AVELEZ, j’ai XX années, je suis mariée, mère de trois enfants, je suis secrétaire à mon compte, etc…

Il y a encore quelques semaines, j’aurais répondu ; Je m’appelle Jeannick AVELEZ, j’ai 49 ans, je suis mère de trois adultes et même mamie.

Ce soir, je vais répondre : je ne sais pas.

Je sais qu’il y a 49 ans que je me suis incarnée. Je me souviens de ce que j’ai vécu, là n’est pas la question. Mais que suis-je moi ????

Un être humain du sexe féminin : ok. Pour le reste et en conscience, et bien je ne saurais pas vraiment répondre parce que ce que je pourrais dire ne sont que des banalités :

Oui un être spirituel venu vivre une expérience terrestre, mais tout cela reste très bateau et bien ronflant en fait.

Je ne suis pas ce corps que j’habite, ni mes pensées, ni mon ego.

Je ne suis pas ce que je croyais être.

Je ne suis pas les croyances limitantes, ni les peurs qu’on m’a inculqué, …

Suivant les situations, je mets tel ou tel costume. La semaine dernière, j’avais enfilé celui de maman et de mamie. Ce soir, celui de célibataire. Demain en sortant dans la rue, celui d’un être humain qui marche et va faire ses courses.

Mais merde, moi … qui suis-je ????

C’est flippant en fait comme question lorsque l’on veut vraiment s’y attarder.

Il y a quelques semaines, dans un salon de bien-être à Paris, un homme m’a dit : “Jeannick doit mourir pour devenir Jeannick”.

J’étais d’accord avec lui mais en fait sans en avoir complètement saisi le sens. Ce soir, je crois que je commence à comprendre et à le vivre surtout. Et mon corps le vit depuis hier, lui. Une partie de moi est morte et se vide, se purifie abondamment depuis hier.

Qui suis-je ?

Quelque chose qui habite dans ce corps, qui parfois sait observer ses pensées, ses actions. Et d’autres, se confond avec, sans pouvoir avoir le moindre recul. Et donc croit qu’il est ces pensées, ces mots, ces actes, ces qualités et ces défauts.

Je ne suis pas mon passé, je ne suis pas mon avenir car ils ne sont que des créations de mon esprit.

Alors suis-je cet esprit ?

À priori, oui… mais alors quelle puissance m’habite puisque je suis capable de telles créations ?

Je n’arrive pas encore à discerner cela, à le ressentir, à l’appréhender même.

Quelque chose est en train de se passer, c’est évident. Je le sens en moi. Une chose est en train de naitre… cette chose est-elle moi ?

En partie, oui. Elle n’est pas en train de naitre, parce que cela est déjà. Mais elle devient, grandit, prend sa place, sa véritable place ; et non pas toute la place.

Parce qu’en fait, je suis un tout. J’incarne un tout : mes différents corps, mon mental, mon ego, mes pensées, et cette puissance en moi, cette lumière que j’ai aujourd’hui, et en conscience, décidé de laisser briller afin d’être tout simplement.

Une amie m’a dit cette après-midi : « tu es Jeannick. »

Je lui ai dit : « non, Jeannick est le prénom que mes parents ont choisi. »

Sauf que j’avais juste oublié que j’ai choisi mon incarnation et tout comme j’ai choisi mes parents, j’ai choisi mon prénom.

Alors, ce soir, je pense que oui je peux le dire : JE SUIS Jeannick.

Et surtout j’accepte d’être Jeannick et j’arrête de chercher qui je suis parce que je me contente de m’accepter telle que je suis. M’accepter enfin telle que je suis est le chemin vers l’amour que je veux commencer à me porter.

J’accepte :

De ne pas savoir gérer certaines émotions et les laisser prendre le dessus,

De vouloir protéger ma famille,

D’aimer avec un coeur grand ouvert mes enfants, mes petits enfants, LUI,

D’être parfois trop généreuse,

D’avoir un mental qui déborde,

De ne pas être parfaite,

… d’être moi avec mes défauts mais aussi mes qualités…

Jâm