Savoir écouter les signes

Savoir écouter les signe – Partie 1 !

Savoir écouter les signes – Partie 1 !

Certaines personnes me disent que je vois des signes partout. Je ne suis pas d’accord, la vie en elle-même est déjà un signe et quel signe !!! Je sais que je suis accompagnée (comme chacun d’entre nous) par le monde invisible. Et que celui-ci communique avec moi par le biais de signes, de synchronicités. Les voir, les comprendre me permet de suivre mon chemin.

Et c’est ce qui s’est passé ce jour là :

Je décide, le 14 juillet 2016, de quitter Courbevoie et de rentrer plus tôt que prévu chez moi à Orléans. Etant chargée en bagages, je prend un taxi pour rejoindre la gare d’Austerlitz qui se trouve dans le centre de Paris.

Nous sommes en fin de matinée. Le chauffeur me dit : « ok mais nous sommes le 14 juillet et il y a le défilé. Mais je vais prendre par les extérieurs et ça devrait aller. »  Nous voilà partis, nous discutons, et je comprends qu’il est libanais (mon mari était au Liban en 84-85, premier petit clin d’oeil). D’un coup, le chauffeur se rend compte qu’il n’est pas passé par les extérieurs mais qu’il est entré dans Paris, il contourne avec succès les bouchons.

Et puis, nous voilà arrêtés dans une rue complètement bouchée. Il est désespéré et je commence à me demander si je dois quitter Paris parce que c’est étrange ce qui se passe dans cette rue. D’un coup, tout devient fluide et nous revoilà repartis. Non sans mal, il me dépose à la gare, ennuyé du temps que cela a pris mais je le rassure et le remercie de sa gentillesse.

Je me dirige vers les guichets afin de prendre un billet, il y a du monde, je patiente. Puis lorsqu’un guichet se libère, je me dirige vers lui et je n’avais fait que quelques pas quand la guichetière me claque le volet du guichet au nez. Le monsieur qui faisait la queue derrière moi, explose de rire et me dit : 

  • C’est l’histoire de votre vie ? 
  • Non mais je me demande si je dois vraiment quitter Paris du coup.

Enfin un autre guichet se libère, et j’apprends que je viens de rater le train de deux minutes et que le prochain part trois heures et demi plus tard !!!

Ok, je vais attendre, je n’ai pas le choix de toute façon.

C’est très, très long trois heures dans une gare. A 15h30, je monte donc dans le train, très fatiguée. Quelques minutes plus tard, une voix annonce que le train aura du retard, qu’il y a des personnes allongées sur la voie plus loin et que la SNCF attend les forces de l’ordre afin de les en déloger.

Là, j’avoue que c’est suffisant pour me faire me poser des questions. J’échange avec des amies sur Facebook et elles me conseillent de descendre du train, qu’il est fort probable que je ne dois pas partir. Bon ok, je m’en doute mais j’avoue avoir un peu honte de descendre du train : que vont penser les gens autour de me voir faire ?

Une de mes amies me dit : « Demande à ton ange (et oui, c’est comme ça que je fonctionne), et tu sauras quoi faire. »

Me voilà, dire, dans ma tête :

« Ok, bon dites-moi clairement si je dois descendre du train

Quelques secondes plus tard, un monsieur monte dans le train et s’adresse à sa femme assise derrière moi :

  • La SNCF n’est absolument pas rassurante quant au départ du train. De toute façon, tu as raté ta correspondance pour Tours (si je vous dit que je suis originaire de Tours), le plus sage est de descendre du train et de voir pour prendre le prochain train. De toute façon, il y a plein de voyageurs qui eux aussi descendent. 

Ok, merci, j’ai ma réponse. Je descend donc du train. Je n’étais sur le quai que depuis quelques secondes que les portes du train se ferment et le train part illico !!! Si j’avais encore un doute, je n’en ai plus.

Je devais donc rester à Paris … mais pourquoi ???

De fatigue, je m’assieds sur un banc en larmes. L’après midi est avancée, je décide de chercher une chambre d’hôtel et de me reposer. Je sors de la gare et mes pas me portent dans un hôtel face à la gare. Hôtel dans lequel mon défunt mari et moi avions passé une nuit en 1986 !!!!! Encore un beau clin d’oeil n’est ce pas ?!

Je me pose, prends une douche et converse toujours avec mes amies ne sachant toujours pas ce que je fais là. Nous étions très « connectées » toutes les trois ce soir-là et elles m’ont transmis des messages magnifiques et touchants. L’une d’elle me dit qu’elle sent que le lendemain va être MA journée, quelque chose d’important pour moi.

Le lendemain matin, j’essaye de réserver, en vain, un billet de train sur l’application de la SNCF.

Je pars donc marcher dans Paris, sans but précis.

Ma journée est ponctuée de signes : encore quelques-uns me parlent du Liban, des coeurs, des mots dans le bitume, et des références à Jésus qui me font penser à son chemin de croix.

D’Austerlitz, je descends dans le sud de Paris (le 14 ème arrondissement) puis Porte d’Orléans où je prends le métro pour aller visiter Montmartre. Je suis la foule et monte sans me retourner sur l’esplanade d’où l’on voit tout Paris. Je ne me poserais que lorsque j’aurais visité la Basilique du Sacré Coeur. Il fait très chaud, il y a beaucoup de touristes mais je reste concentrée en me disant que je suis bien accompagnée.

Enfin, j’entre dans le Sacré Coeur.

Je prie devant la statue de Marie et lui demande un signe qui me confirme que je suis bien sur mon chemin. En approchant de la sortie, je lève la tête au dessus des touristes, et aperçois des ailes d’ange. Je sais que le signe demandé est là.

J’approche doucement et je vois la statue de l’Archange Mickaël et à sa droite celle de Jeanne d’Arc (je vous rappelle que j’habite Orléans à quelques centaines de mètres de la statue de Jeanne d’Arc !!!).

Je remercie pour ce beau message pour moi. Lorsque je me retrouve dehors, au soleil, j’entends une maman appeler son fils :

  • Gabriel  (c’est aussi un signe à mes yeux).

Alors je prends le temps d’admirer cette vue superbe. Je regarde ma carte afin de rentrer à pied à mon hôtel ; il y a environ 6 km.

Je visualise quelques rues à prendre au départ, et range mon plan en demandant à être guidée.

Mon sac sur le dos, c’est parti.

Je me rends compte très vite que je n’ai pas pris la bonne rue mais je continue en restant toujours très confiante. J’écoute de la musique et je profite du beau temps, de la chaleur et de Paris que j’adore. Je trouve qu’il y règne une énergie spéciale, très porteuse. Il suffit de traverser une rue pour changer de décor, de population, d’ambiance.

Au bout de plusieurs minutes, je prends conscience d’un seul coup qu’à chaque fois que je traverse une rue, le « bonhomme » du feu de signalisation, est vert. Je trouve cela étrange et réalise que cela veut dire que je suis sur le bon chemin. Donc tant que les bonhommes du passage clouté sont verts, je continue tout droit, sinon je tourne à droite. Pourquoi à droite ? Je n’en sais fichtre rien mais c’est ainsi, comme un code.

Alors, suivons les bonhommes verts !

Je traverse donc une partie de Paris, tranquillement, sans aucun stress, en profitant des belles rues, ruelles, passages que j’ai pu voir. Je passe même devant Notre Dame, les bouquinistes, un vrai bonheur pour moi.

Puis fatiguée, je relâche mon attention, toute attentive à mes pieds qui commencent à être douloureux. Et me voilà, devant un feu rouge à attendre, sachant que la gare n’est plus très loin. Lorsque je réalise que le feu est rouge et que je ne suis donc pas sur le bon chemin, je tourne la tête alors à droite … et mon hôtel est là, à cent mètres. Si je ne m’étais pas recentrée, j’aurai traversé la rue et aurai fait un très grand détour.

J’ai donc parcouru Paris, sans connaitre aucune rue, sans regarder mon plan une seule fois, juste en prenant conscience au bon moment que les feux verts me guidaient vers ma destination.

C’est cela que j’appelle savoir écouter les signes. Ouvrir ses yeux et son esprit parce que nous sommes guidés en permanence mais qu’il faut savoir être à l’écoute.

Je vous souhaite à vous aussi, de belles guidances.

P.S. : Je vous rassure, le lendemain, j’ai pu réserver en ligne un billet de train et rentrer à Orléans.

Jâm